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Venezia 2011
Expositions de mon nouveau travail, dans 4 lieux différents, lors de la Biennale de Venise, du 31 mai au 27 Novembre 2011.
Alle Testiere : Cale del Mondo Novo, Castello, 5801
Hotel Flora : Calle dei Bergamaschi, San Marco, 2283/A
Al Giardinetto : Ruga Giuffa, Castello 4928
Giardino privato di Palazzo Malipiero
Faz par Isabelle de Maison Rouge
Les nouvelles sculptures de Faz, d’un blanc nacré très doux évoquent les plis sensuels d’un tissu perlé. Voile légère poussée par la brise, rideau aérien abritant des formes inconnues, écran opaque masquant la réalité pour la rendre plus poétique… cacher pour mieux montrer… ne rien révéler … laisser deviner. “Il y a le réel et l’irréel. Au-delà du réel et de l’irréel, il y a le profond” écrivait Montherlant. Tel un rideau de scène qui masque la vraie vie et donne à voir un actefact, à moins que ce ne soit le contraire !
Ce travail sculpté en résine évoque également un processus de sédimentation, le lent travail que fait le temps par la tectonique des plaques sédimentologie, plaque de subduction. « La profondeur, disait Nietzsche, se cache parfois à la surface des choses. ». Accumulation des âges, empilement des époques, enfouissement de notre mémoire, superpositions de souvenirs et sensations, ces sculptures sont évocatrices du patrimoine culturel et naturel de la Terre, celle des hommes.
La surface de ces plaques immaculées s’émeut sous le souffle qu’elle perçoit, comme l’eau sous le baiser du vent. Et la matière recueille en relief ces murmures qu’elle garde en mémoire comme l’épiderme le plus sensible, comme le rappelait Paul Valéry « Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau. » Dans la blancheur du matériau s’imprime les écrits du vent, traces, cicatrices ou marques de tendresse.
Et Faz reprend à son compte les mots du poète américain Walt Whitman :
« Avez-vous sérieusement pu penser une minute que toutes ces lignes verticales, courbes et angulaires, ce semis de petits points figuraient les mots en question ? Détrompez-vous, les mots substantiels se trouvent au fond du sol et de l'océan, Au fond de l'air, au fond de vous. »
Faz’s new sculptures, in a very smooth shell white, evoke the sensual folds of a pearl studded fabric. Light sail blowing in the wind, airy curtain sheltering unknown shapes, opaque screen masking reality to make it even more poetical… to hide in order to show better… to reveal nothing … have a guess. « There is what’s real and what ‘s unreal. Beyond real and unreal, there is profundity» wrote Montherlant. Just like a stage curtain masking real life and showing an actefact, unless it is the opposite!
This work, sculpted in resin also evokes a sedimentary process, the slow work of time made by the tectonic plates, subduction plates. « Depth , Nietzche said, sometimes hides on the surface ». Ages accumulating, eras piling up, unfathomed deeps of our memory, strata of reminiscences and sensations. These sculptures bring forth the cultural and natural heritage of the earth, that of humankind.
The surface of these immaculate plates is stirred by the breath it senses, like water under the kiss of wind. And the matter registers the shapes of these whispers that it keeps in memory, like the most sensitive epidermis, as Paul Valery reminds us “What is most profound in a man is its skin”. In the whiteness of the material is printed the written word of the wind, traces, scars or tender marks.
And Faz recalls Walt Whitman: « Could you imagine just for a minute that all these vertical lines, curves and angles, these tiny dotted seedlings, represented the very words? Not so, the substantial words are at the bottom of the soil and of the ocean, at the bottom of the air, at the bottom of yourself.»
Giardino privato di Palazzo Malipiero
Résine nacrée (2,50 x 1,20 X 0,40 ) 2011
Hotel Flora : Calle dei Bergamaschi, San Marco, 2283/A
Résine nacrée ( 0,60 x 1 m )x 3 2011
Alle Testiere : Cale del Mondo Novo, Castello, 5801
Résine nacrée double face 2,50 x 2,60 m 2011
Al Giardinetto : Ruga Giuffa, Castello 4928
Résine nacrée 1,25 x 1,15 x 0,20 m 2011
Résine nacrée 0,80 x 1,80 m 2011
Les sculptures de FAZ, d'un blanc nacré très doux évoque les plis sensuels d'un tissus perlé.
Voile légère poussée par la brise, rideau aérien abritant des formes inconnues,
écran opaque masquant la réalité pour la rendre plus poétique... cacher pour mieux montrer...
ne rien révéler... laisser deviner.
La profondeur, Nietzsche, se cache parfois à la surface des choses.
Faz’s scupltures, a soft pearly white resembling
the folds of fabric. Light sail blown in the breeze, windy curtain hiding
unknown shades, screening reality to make it more poetic, to hide to be able
to show more... not revealing... guessing. “Underneath profoundness, lies
the surface of things” (Nietzsche).
Le sculture di Faz, di un dolcissimo bianco evocano i movimenti sensuali di un
tessuto madreperlato. Vela leggera spinta dallo zeffiro, tenda aerea accogliente
forme sconosciute, scrigno opaco che vela la realtà per renderla più poetica…
nascondere per meglio mostrare…
non rivelare…lasciare indovinare.
L’essenziale, come diceva Nietzsche, si nasconde talvolta in superfice.
Mode opératoire contée par Susan Smith, Mars 2011
Faz par Susan Smith
Ijbergs
Je déplace les blocs de polystyrène dans l'atelier; des Ijbergs*, blocs de glace d'eau douce. Je les dérive et les bascule un à un sur la grande table d'architecte, je trace sur les tranches des sinusoïdes fluorescentes, algues sur la glace. Les hachures, les croix, les flèches donnent les premières indications des découpes. Je lâche le feutre et de la main je contrôle les inflexions que je veux transmettre au bloc. Je compte, je rythme, je scande. Ondulé jusqu'à là... rapide. Lisse ensuite, jusqu'ici... très lent... Une barre... Je m'arrête. Ondulé encore.... mais très, très lent, millimètre par millimètre. Ici le fil va frôler la surface, très rapidement, attention à bien rester immergé. Ici le fil va couler à l'intérieur du bloc, se détendre. Puis je glisse très vite jusqu'à la fin, je tourne autour du point final pour infléchir et regrouper les dernières ondulations. Le fil se libère du bloc. Je croise les paramètres, vitesse, amplitude, chaleur et taille du filament pour établir ma nomenclature de formes; Je tente de contrôler au plus juste l'érosion interne du bloc. Mon savoir est à l'intérieur, dans la partie submergée. Vient le moment de la séparation. Les parties résistent, je les fais vibrer, je tire, je les repousse et finalement, toujours dans un petit craquement, je les arrache l'une à l'autre. Surprise et redécouverte de mes gestes, mentalement je refais le parcours du fil sur les courbes, je reconnais mes ralentissements, mes arrêts et mes accélérations. La lumière zénithale coule sur les surfaces. Les courbes fabriquent les gris, le blanc devient rare. C'est de l'eau, c'est de la matière, c'est de la lumière, le temps se fige.
Susan Smith
Ijbergs*: néerlandais de iceberg
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Ijbergs
Moving the polystyrene blocks in the studio, ljbergs*, soft water blocks. Diverting them and rocking them one by one on the great table, tracing fluorescent sinusoids on its edges, sea weeds on ice. Hatchings, crosses, arrows give the first hints of the cutouts, I drop the felt pen and my hand controls the inflexions I want to give to the block. I count, pace, I scan. Undulating up to there… quick. Smooth then, up to here … very slowly.. a bar .. I stop. Still undulating … but very, very slowly, inch by inch. Here, the wire is going to brush the surface, very quickly, beware, it should remain immersed. Here, the wire is going flow into the block, loosen up. Then, I very quickly slip until the end, I turn around the full stop to inflect and group the last undulations. The wire sets free from the block. I cross examine the parameters, the speed, amplitude, heat and size of the filament in order to establish catalogue of forms. I try to control as accurately as possible the internal erosion of the block. My knowledge is inside, in the immersed part. Comes the moment of parting. The parts resist, I make them vibrate, I pull, I push, and finally I crack them open, pulling them apart from each other. My motions are a discovery, a surprise. Mentally, I trace again the path of the wire on the curves, I recognize my slow motions, my stops and my accelarations. The zenithal light pours over the surfaces. The curves create the gray, white becomes scarce. It is water, it is matter, it is light, time freezes.
Susan Smith
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Quand l'utile se joint a l'agreable, Merci Roberto et son equipe pour son transport-bateau délicat et efficace.
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